Le problème est que ce calcul sous-estime le véritable impact économique… tout en pouvant le surestimer lorsque la durée de l’analyse n’est pas réellement le facteur limitant.
Autrement dit, il répond à la mauvaise question.
La vraie question n’est pas :
« Combien de temps économisons-nous sur des analyses que nous aurions réalisées de toute façon ? »
Les vraies questions sont plutôt :
- Que deviennent tous les problèmes qui ne sont jamais investigués faute de temps ou de ressources ?
- Combien coûte chaque journée pendant laquelle un écart connu reste sans action corrective ?
Toute personne ayant travaillé dans une usine connaît cette réalité. De nombreux problèmes ne sont tout simplement jamais analysés.
Le seuil d’entrée est trop élevé, les experts sont déjà surchargés et les urgences opérationnelles prennent toujours le dessus.
La véritable valeur d’une plateforme d’analyse ne réside donc pas principalement dans l’accélération des analyses existantes, mais dans le fait qu’elle abaisse suffisamment la barrière pour que ces analyses aient enfin lieu. L’autre face de la médaille est tout aussi importante.
Accélérer une analyse ne crée aucune valeur économique si l’action corrective reste ensuite bloquée pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines en raison de procédures d’approbation, d’un manque de pièces de rechange ou de fenêtres de maintenance limitées.
L’analyse qui suit repose donc sur une hypothèse essentielle : la durée de l’analyse constitue effectivement le principal goulot d’étranglement.
Lorsque ce n’est pas le cas, les leviers de création de valeur se situent ailleurs.